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  • Lunettes de soleil photochromiques Le Levant coloris Bleu sur fond crème
  • Catégories de lunettes de soleil : le guide de 0 à 4

    L'équipe Riva Shades


    Retournez vos lunettes de soleil et regardez l'intérieur d'une branche. Près du logo CE, un chiffre compris entre 0 et 4 indique la catégorie des verres. Ce petit chiffre dit une chose très précise : la quantité de lumière visible que le verre laisse passer. Plus il est élevé, plus le verre est sombre, et plus il convient à une lumière intense.

    Bien lu, il vous évite deux erreurs fréquentes : partir sur un glacier avec une paire trop claire, ou prendre la route avec des verres jugés inadaptés à la conduite. Ce guide présente les cinq catégories, la façon de les repérer sur une monture, ce qu'elles ne disent pas (le filtrage des UV), les règles à connaître au volant et le cas particulier des verres photochromiques, qui changent de catégorie au fil de la journée.

    Les cinq catégories, de 0 à 4

    La norme ISO 12312-1:2022, qui encadre les lunettes de soleil en Europe, classe les verres selon leur transmission, c'est-à-dire la part de lumière visible qui les traverse. Une catégorie 0 laisse passer presque toute la lumière. Une catégorie 4 n'en laisse passer qu'une petite fraction.

    Catégorie Lumière transmise Teinte Usages
    0 80 à 100 % Très claire Confort, esthétique ; pas faite pour le soleil
    1 43 à 80 % Légère Luminosité atténuée
    2 18 à 43 % Moyenne Luminosité moyenne
    3 8 à 18 % Foncée Forte luminosité : été, mer, sport en extérieur
    4 3 à 8 % Très foncée Luminosité exceptionnelle : haute montagne, glacier ; jamais au volant

    Lisez les pourcentages à l'envers de l'intuition : un chiffre bas signifie un verre sombre. Une catégorie 3 arrête donc la plus grande partie de la lumière visible, alors qu'une catégorie 1 en laisse passer au moins 43 %. Voici comment traduire ce tableau dans la vie courante :

    • Catégorie 1 : lumière douce du matin ou de fin de journée, rues ombragées, terrasse à l'ombre d'un store. Elle atténue sans assombrir. Tous ses usages sont dans lunettes de catégorie 1 : à quoi servent-elles.
    • Catégorie 2 : luminosité moyenne, comme une promenade en ville au printemps ou une balade en forêt. Nous la détaillons dans les situations adaptées à la catégorie 2.
    • Catégorie 3 : la plus courante, celle des lunettes d'été. Plein soleil, plage, vélo, randonnée : c'est le choix polyvalent pour les beaux jours, expliqué dans lunettes de catégorie 3.
    • Catégorie 4 : réservée aux luminosités exceptionnelles, glacier et haute montagne, où la neige renvoie une grande partie des UV et où l'altitude les intensifie.

    Où trouver la catégorie sur vos lunettes

    En Europe, les lunettes de soleil sont des équipements de protection individuelle. À ce titre, chaque paire doit afficher deux mentions : le marquage CE et la catégorie des verres. On les trouve le plus souvent gravées ou imprimées sur la face interne d'une branche, parfois aussi sur une étiquette ou dans la notice.

    La catégorie prend la forme d'un simple chiffre, souvent précédé de l'abréviation « cat. ». Sur une paire photochromique, deux chiffres se suivent : le premier correspond à l'état de départ du verre, le second à son état le plus foncé. Sur une paire de catégorie 4, un pictogramme représentant une voiture barrée doit accompagner la mention.

    D'autres inscriptions voisinent souvent avec ces mentions : le nom du modèle, une référence de coloris, ou une série de trois nombres qui donne la taille de la monture. Elles vous renseignent sur la paire, pas sur ses verres. Pour la teinte, seule la catégorie compte.

    Si une paire ne porte ni marquage CE ni catégorie, ne l'achetez pas : ces mentions sont obligatoires. Le réflexe vaut aussi en ligne, où la catégorie doit figurer clairement sur la fiche produit avant que vous commandiez. Pour savoir ce que garantissent exactement ces inscriptions, et ce qu'elles ne garantissent pas, consultez notre article sur les normes des lunettes de soleil.

    Catégorie et filtre UV400 : deux informations indépendantes

    C'est la confusion la plus répandue : penser qu'un verre très foncé arrête forcément davantage d'ultraviolets. En réalité, la catégorie ne mesure que la lumière visible. Le filtrage des UV est une autre propriété du verre, qui ne se voit pas à l'œil nu. Un verre peut être clair et bien filtrer les UV, ou sombre et moins performant sur ce point.

    La DGCCRF le rappelle d'ailleurs : un verre plus sombre ne filtre pas forcément mieux les UV. La teinte apporte du confort face à l'éblouissement ; le filtre UV, lui, se vérifie sur les inscriptions et sur la fiche produit.

    Catégorie (0 à 4) Filtre UV400
    Ce qui est mesuré La lumière visible transmise Les rayons ultraviolets filtrés
    Visible à l'œil nu Oui, c'est la teinte Non
    Ce que vous ressentez Moins d'éblouissement Rien de perceptible
    Où le lire Sur la branche, près du marquage CE Sur la paire, la notice ou la fiche produit

    La mention à rechercher est « UV400 » : elle indique un filtrage des rayons jusqu'à 400 nanomètres de longueur d'onde, ce qui englobe les UVA et les UVB. Nous expliquons ce chiffre dans ce que signifie la mention UV400, et nous revenons sur le lien entre teinte et UV dans des verres plus foncés filtrent-ils mieux les UV ?

    Au volant : catégorie 4 exclue, 75 % minimum la nuit

    Deux règles relient directement la catégorie à la conduite. La première vise la catégorie 4. Ces verres ne laissent passer que 3 à 8 % de la lumière et sont inadaptés à la conduite automobile : ils doivent porter un pictogramme obligatoire, une voiture barrée. Si vous emportez une paire de glacier en vacances, gardez-en une autre pour le trajet. Nous détaillons cette règle dans pourquoi la catégorie 4 n'a pas sa place au volant.

    La seconde règle concerne la nuit et le crépuscule. La norme ISO 12312-1 exclut pour ces conditions tout verre qui laisse passer moins de 75 % de la lumière. Reprenez le tableau : les catégories 2, 3 et 4 sont hors jeu, tout comme la plupart des verres de catégorie 1, puisque cette catégorie peut descendre jusqu'à 43 %. Pour rouler de nuit, le plus sûr est de ne porter aucun verre teinté.

    De jour, une catégorie 2 ou 3 convient pour conduire. Si vos lunettes sont photochromiques, sachez que le pare-brise arrête la quasi-totalité des UV : les verres foncent peu dans l'habitacle, et une paire à teinte fixe reste plus adaptée pour la route au soleil.

    Verres photochromiques : une catégorie qui varie

    Un verre photochromique ne reste pas dans une seule case du tableau. Il fonce sous les UV et s'éclaircit à l'ombre. La norme en tient compte : ce type de verre est classé selon deux mesures réalisées en laboratoire, l'une à l'état clair, l'autre après activation par les UV. D'où les mentions de type « catégorie 1 à 3 ».

    Concrètement, un verre de catégorie 1 à 3 garde au repos une teinte douce de catégorie 1 : il reste légèrement teinté, jamais incolore. En plein soleil, il atteint la catégorie 3. Il ne descend pas en catégorie 4 : pour un glacier ou la haute montagne, une paire dédiée reste indispensable.

    La température influe aussi sur le résultat. Par forte chaleur, la teinte maximale est moins profonde : des mesures publiées indiquent qu'à 35 °C, un verre photochromique peut ne descendre qu'à environ 30 % de transmission, soit l'équivalent d'une catégorie 2. Par temps froid, c'est l'inverse, les verres foncent davantage.

    Le Levant suit ce principe : verres photochromiques de catégorie 1 à 3, avec un filtre UV400 actif aussi quand les verres sont clairs. Au repos, la teinte de catégorie 1 est légèrement rosée sur le coloris Rose et bleutée sur le coloris Bleu. Pour découvrir ces verres en détail, lisez notre guide complet des lunettes photochromiques.

    Questions fréquentes

    Quelle catégorie choisir pour l'été ?

    La catégorie 3, la plus courante. Elle convient au plein soleil, à la plage comme en ville. Une catégorie 2 suffit si vous êtes surtout exposé à une luminosité moyenne.

    Faut-il une catégorie 4 pour la montagne ?

    Pour la haute montagne et les glaciers, oui. La neige renvoie une grande partie des UV et l'altitude les intensifie. Pensez à changer de lunettes avant de reprendre le volant.

    Une paire de catégorie 0 est-elle une paire de soleil ?

    Non. Avec 80 à 100 % de lumière transmise, elle sert au confort ou à l'esthétique, mais elle n'est pas faite pour le soleil.

    Une catégorie plus élevée filtre-t-elle mieux les UV ?

    Pas forcément. La catégorie mesure la lumière visible, pas les ultraviolets. Pour les UV, cherchez la mention UV400, quelle que soit la teinte.

    Les verres polarisés ont-ils aussi une catégorie ?

    Oui. Leur teinte est fixe, ils affichent donc une seule catégorie. La polarisation filtre les reflets, la catégorie indique la teinte : ce sont deux informations distinctes.

    En résumé

    La catégorie d'une lunette de soleil indique la part de lumière visible qui traverse les verres, de 0 (très clair) à 4 (très foncé). Elle se lit sur la branche, à côté du marquage CE, et ne dit rien du filtrage des UV : pour cela, cherchez la mention UV400. Au volant, écartez la catégorie 4 de jour et tout verre sous 75 % de transmission la nuit. Et si vous voulez une seule paire pour passer de la catégorie 1 à la catégorie 3 selon la lumière, Le Levant associe verres photochromiques et filtre UV400.